Avrigney-Virey - Bulletin Municipal 2019

MALADIEDELYME Tiques, araignées et autres insectes sont les hôtes de la forêt. Leur développement est principalement dû aux écarts de température et à l’humidité qui en découle. Principal danger : la maladie de Lyme, ou borréliose, transmise à l’homme par une piqûre de tique. Professionnels de l’activité du bois, chasseursmais également promeneurs et autres cueilleurs de champignons peuvent en être victimes. Il est recommandé de bien vérifier, après une balade dans la nature, qu’il n’y a pas de "petits points noirs" accrochés à la peau, aux endroits découverts (cheville, jambe, mais également bras ou tête). Il est admis que le risque de transmission de la maladie augmente avec le temps de fixation de la tique contaminée. Un signe en cas d’infection par une tique contaminée : éruption cutanée circulaire, dite érythème migrant, présente dans 80% des cas, de manière plus ou moins nette. LESHÊTRESDENOTREFORÊTSONTMALADES Consultez votre médecin en cas de doute. La sécheresse, les écarts de température, la violence des chutes d’eau sur des terrains trop secs mettent à rude épreuve nos arbres. Autant de conditions qui fragilisent la forêt communale d’Avrigney-Virey. La commune est riche de 550 ha de forêt, gérés par l’office national des forêts (ONF). Elle est composée principalement de chênes (57%) et de hêtres (18%). Ce sont surtout ces derniers qui souffrent, bien que l’ensemble des feuillus soit concerné. Les arbres vivent grâce à leurs feuilles et leurs racines bien sûr, essentiellement d’eau. Il faut environ 500 litres d’eau parmètre cube de bois. Le "stress hydrique" connu ces derniers étés est favorable à la prolifération de différents champignons et insectes qui colonisent les troncs. Laconséquenceestunnombreimportantd’arbresquisèchentsur piedetqu’ilestdifficiledevaloriserdufaitàlafoisd’ungrosvolumemissur lemarchédansl’estdelaFranceetàlafoisde laqualitéquin’estpasaurendezvous ! Il y a donc une perte financière pour la commune qui tire une partie de ses revenus de la forêt. Néanmoins, le conseil municipal a rapidement validé la coupe par des bûcherons d’une partie des individus malades pour les vendre en bord de route, ce qui n’est pas la pratique habituelle. En effet, les années passées, les arbres étaient vendus sur pied, donc avec la certitude de trouver preneurs. Le risque de la vente en bord de route est de ne pas trouver d’acheteur. L’ONF nous a aidé à trouver des contrats avec des acheteurs pour nos hêtres à vendre en bord de route. Le bénéfice sera moindre, mais cela permettra quandmême de les valoriser. Il est possible qu’une partie soitmise en affouage après abattage par des professionnels. Le risque est aussi pour les promeneurs. Nous rappelons que la forêt est un espace naturel non dépourvu de risques. Ainsi chacun doit être responsable quand il se balade en forêt et doit respecter certaines règles de base : ne pas se promener quand il y a du vent, ne pas rester sous des arbres qui sont morts (tout ou partie), ne pas dégager seul les chemins ou routes pouvant être encombrés par la chute de bois morts ou de branches volumineuses, ne pasmonter sur les piles de bois. AVRIGNEY-VIREY 6

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